Diagonales 61
Lugduvine Dupré "Cosmic wool"
Exposition visible 24h/24 – 7j/7 du mercredi 13 février au samedi 13 avril 2013.
Lugdivine Dupré
Installation
Depuis quelques années, nous avons assisté à la réactivation d'une pratique désuète, le tricot, tombée dans le puits des souvenirs de grands-mères.
Il est vrai que la laine avait déjà été réactivée par une génération précédente d'artistes majeures comme Annette Messager et Rosemarie Trockel, associées au détournement féministe d'une pratique considérée jusque là comme aliénante pour les femmes. Mais la nouvelle génération y introduit une dynamique nouvelle, en investissant des territoires hâtivement considérés comme masculins, à l'image du street art. D'une activité domestique, le tricot devient une pratique collective, intervenant de façon intempestive dans l'espace publique, considérée paradoxalement comme du vandalisme. De nombreux collectifs sont apparus au fil des dernières années - Knitta Please au Texas, mené par Magda Sayeg, Knit the City à Londres ou le Collectif France Tricot - répertoriés dans la bible du genre signée en 2009 par les canadiennes Mandy Moore et Leanne Prain (“Yarn Bombing: The Art of Crochet and Knit Graffiti”). Ce mouvement peut s'inscrire plus largement dans une reprise en main, intrinsèque à l'esprit Do It Yourself, d'une activité désormais industrielle.
Pour son intervention à Diagonales 61, Lugdivine Dupré allie l'énergie flamboyante du Knit Graffiti et un intérêt souvent occulté dans l'histoire de l'art par des pratiques alchimiques et des sociétés secrètes ésotériques. En reliant les centres de treize cercles, elle dessine un Cube Metatron où l'on retrouve les cinq formes tridimensionnelles des Solides de Platon, représentant les cinq éléments (feu, terre, air, éther, eau). Leurs combinaisons recréent toutes les structures possibles de l’univers, comme la division de la cellule embryonnaire des créatures vivantes.
De la remise en question du tricot en tant qu'activité domestique, jusqu'au refus de son uniformisation à travers l'industrie, Lugdivine Dupré réactive aussi les forces occultes, souvent féminines, qui ont travaillé en profondeur et de façon déterminante l'histoire de l'art.
www.lugdivinedupre.com
www.goutertricot.com
www.facebook.com/pages/DIAGONALES-61
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Thomas Couderc & Teoman Gurgan
Exposition visible 24h/24 – 7j/7 du mercredi 17 octobre au dimanche 16 décembre 2012.
Pour des jours meilleurs …
« Suite aux changements climatiques imprévus des derniers jours, l’état de santé de notre arbre s’est dégradé brutalement. Après mûre réflexion avec l’équipe du RIAM, nous avons fait le choix de ramener notre arbre chez lui. »
Thomas Couderc et Teoman Gurgan
Retrouvez leur épopée en cliquant sur http://lesvancesdautomne.tumblr.com/. Une production Technè/RIAM
Les Vacances d’Automne Thomas Couderc et Teoman Gurgan – France
Il y a une filiation secrète entre certains artistes qui se lancent dans des aventures hors d’échelle. Une histoire parallèle de navigateurs à la conquête de piscines olympiques, d’explorateurs intrépides dans des parcs thématiques, de cowboys solitaires en Camargue. La galerie ou le musée se trouvent alors dans la position ridicule de n’être que les producteurs ou financeurs de leur désir d’aller voir ailleurs.
Depuis juin 2010, Thomas Couderc et Teoman Gurgan ont mis en place un projet commun intitulé « L’épopée », qui les inscrit dans cette lignée d’artistes romantiques devant le dérisoire. Il n’est pas anodin que cette aventure s’engage à deux car, dans l’amitié et la camaraderie, il y a une possibilité de s’aider à croire aux paris les plus fous, d’augmenter les possibilités de se projeter dans le grandiose et le démesuré. « Une façon de désobéir à ceux qui ne veulent pas croire que nous vivons dans une épopée. »
Pour ce projet, réagissant aux contraintes de Diagonales 61, Thomas Couderc et Teoman Gurgan ont préféré occuper la rue même, interférant de façon brutale dans le paysage urbain. Le choix a été assumé de déraciner un arbre dans la garrigue de Nîmes pour le déplacer en camion jusqu’à Marseille, l’engageant dans un long périple avant de stationner devant le lieu d’exposition pendant deux mois. S’agirait-il de confronter, certes violemment, la campagne au bitume? Est-ce que les artistes cherchent à combler une distance entre la ville et la nature, ou veulent-ils plutôt tuer un arbre? Il s’agit pour eux de le maintenir en vie, mais dans cette opération de déracinement il y a un rappel impétueux de notre nature nomade, si souvent confrontée à l’exil, à la réadaptation permanente, à la création de nouvelles racines. Plus simplement, il est aussi question de donner à voir le déploiement d’une énergie physique disproportionnée en regard de l’objectif absurde qu’ils se sont donnés. Une façon pour eux de revivre à chaque fois leur histoire comme un exploit, de « vivre en artiste » au sens le plus insolent, intense, romantique et ridicule. ................................................................................................................................................................. Vendredi 18 mai 2012 à 20 h 00 Dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain #4
VERONIQUE RIZZO
"Synopsie"
Installation vidéo
Visible tous les jours, du coucher du soleil jusqu'à minuit, du 19 mai au 21 juillet 2012.
La synopsie est un phénomène sensoriel qui consiste, pour un sujet, à éprouver des sensations colorées lorsqu’il perçoit certains sons. S’inscrivant dans le cadre de la collaboration de Véronique Rizzo avec Technè/RIAM, "Synopsie n°1, trilogie d'après Catulle" est un ensemble de vidéos en trois volets, trois tableaux en mouvement où il est question d'une synergie de formes vibratoires, dynamiques et spatiales.
Catulle est un poète romain du premier siècle avant J.C. dont Véronique Rizzo s'est inspirée dans sa façon d’imbriquer différentes fictions mythologiques et de déstructurer la linéarité de la narration. Pour la réalisation de cette trilogie, l'artiste réunit des références à la mythologie grecque et indienne, à l'art abstrait et à des champs culturels qui englobent l'architecture virtuelle ou l'esthétique des jeux vidéos.
Ainsi, la première vidéo de la trilogie fait référence au mythe d'Ariane à travers la structure du labyrinthe, transformant la grille de Diagonales 61 en support narratif pour le déroulement d'un jeu de fuite, figurant une tentative de libération et d'émancipation par le biais de la rencontre amoureuse.
Dans ce mythe, il y a une dimension libératrice qui commence par une trahison: Thésée, héros de la civilisation athénienne, trahit Ariane qui lui avait pourtant donné les clés du labyrinthe de Cnossos pour afin qu'il vainque l’homme-taureau, le tellurique. S'ensuit l'abandon et la solitude d'Ariane, exilée dans son île où, après une plongée dans son labyrinthe intérieur, elle opère une libération. Ariane a le courage d’écouter Dyonisos, étant l'une des premières femmes à risquer une émancipation et par là même ouvrant une autre qualité d'être dans le monde. Le fait d'être capable d'entendre sa "musique" intérieure vient remettre en cause l'ordre patriarcal et le logos calculateur dans une société focalisée sur l’avidité, la cupidité et l’opportunisme de Thésée.
Il y a dans ce travail de Véronique Rizzo une façon d'imbriquer la tradition artistique de l'abstraction géométrique et des modalités narratives hétérogènes, qui vont de la mythologie à la culture populaire. Dans le deuxième volet de sa trilogie, elle met en place une dynamique visuelle abstraite dont certains éléments peuvent éventuellement rappeler l'iconographie féministe. Le titre de la pièce Shakti, évoque l'entité hindoue de l'énergie dynamique féminine, sorte de principe actif où le mâle devient passif dans son rôle inséminateur, souvent représentée par la fusion de deux entités, masculine et féminine. Le titre du troisième volet, Yab-Yum, signifie un couple de divinités du tantrisme tibétain symbolisant l'imbrication non-duelle des deux principes masculin et féminin.
L’abstraction de Véronique Rizzo rentre en dialogue avec les avant-gardes historiques, des constructivistes russes jusqu’à l’op art, en passant par l’art concret ou le Bauhaus, tout en redéfinissant, contredisant ou amplifiant ces fondements théoriques. Son travail ne fonctionne pas sur un principe d’opposition entre la rationalité moderniste et les pulsions, le romantisme débridé ou la sensualité tropicale des motifs. Il n’oppose pas non plus les formes pures et autonomes de l’abstraction et des motifs issus de la culture populaire (génériques d’émissions de télévision ou de films des années 1960-70, BD, science-fiction, cultures urbaines, musiques électroniques, psychédélisme), en portant un regard critique sur le fait que les formes cinétiques ont été rattrapées par l’industrie de la communication de masse, le graphisme et le design. Son travail est une affirmation intense de la puissance émotionnelle de l’abstraction.
www.marseilleexpos.com .................................................................................................................................................................
Mercredi 15 février 2012 à Diagonales 61 - 18 h 30
REMI BRAGARD
"Analogie D"
Installation
Technè présentera une installation de Rémi Bragard, artiste plasticien né en 1978, vit et travaille à Marseille.
Dans la narrative ficelée de l'histoire de l'art, il a été souvent occulté ou du moins négligé le poids de certaines influences et passions privés, hors du champ de l'art, ayant largement interféré dans le cours de son histoire. Cela viendrait peut-être perturber le storytelling d'un modernisme universel et rationaliste. Mais, et pour en rester à l'art minimal, il est connu l'intérêt de John McCracken pour la vie extraterrestre, celui d'Olivier Mosset pour le milieu des bikers, ou de l'expérimentation de LSD pour La Monte Young.
De la même façon, l'histoire de l'art décèle parfois des liens souterrains avec un intérêt pour les perceptions extra-sensorielles et l'expérimentation physique du son. Rémi Bragard met en relief ces interconnexions dans son intervention sur la façade de Diagonales 61. En écho au motif même de la grille, composée d'un jeu complexe de diagonales orientées dans différentes directions, il a pensé au travail de l'artiste américain associé à l'art minimal, Frank Stella. A partir d'une oeuvre parmi les plus minimales de cet artiste, Rémi Bragard a composé une image qui résonne avec le motif de la grille. Mais cette résonance est aussi sonore, en quelque sorte. Pour Rémi Bragard, l'oeuvre de Stella lui évoque aussi la répresentation de propagations d'ondes, d'échos répétitifs. Il dédouble ainsi ce motif sur l'image d'un étrange rassemblement hippie où les participants portent des casques audio et des demi balles de ping pong sur les yeux. Il s'agit d'une photo de la revue Science & Vie de 1969 avec les Alphamanes, une communauté qui utilisait cette technique pour écouter les ondes alphas produites par l'activité électrique du cerveau, en quête d'un état de plénitude et sérénité. Il y a néanmoins quelque chose de paradoxal dans le désir d'inventer une communauté qui se réunit pour produire des caissons d'isolement individuels. Le dialogue entre les rythmes visuels de Frank Stella et l'expérimentation sonore des ondes alpha vient développer une autre lecture de l'histoire culturelle d'une période où l'intérêt par des rythmes hypnotiques et l'attitude introspective réunit l'avant-garde artistique et la contre-culture.
http://www.documentsdartistes.org/artistes/bragard/page1.html
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Sur une proposition de The Wa & Jérôme Fino et dans le cadre du projet "Goals and objectives". www.azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn.org/goalsandobjectives.html
Vendredi 25 novembre 2011
TRYONE : The Cannon - "drive - by shooting"
Le vélo et la peinture font bon ménage. Une idée ingénieuse, utiliser le fonctionnement d’un canon, vieille pièce de l’artillerie, fixée sur son vélo, pour envoyer de la peinture. TRYONE a créé cette arme de guerre en remplaçant le boulet de canon par un récipient de peinture. A rebours du tag, ici c'est une violence plus abstraite qui envahit les murs de la ville.
TRYONE (De)
Né en 1976, vit à Berlin.
Les racines artistiques de TRYONE se situent dans l’exercice de marquage en bombardant les murs de peinture. Des mots comme «attentat» et «battle» font partie de son langage.
“ Il n’y a pas de mur, quel que soit son épaisseur, que l’artillerie ne puisse pas détruire en quelques jours seulement. ”
Machiavel - “ L’art de la guerre ” 1520
Markus Butkereit aka TRYONE veut garder l'énergie, la réactivité et l'inventivité de son expérience de la rue, acquise avec ses tags. Il s’efforce de fabriquer une écriture en imaginant une nouvelle graphie. Ce langage pictural ne désigne pas les choses, il les symbolise ou les laisse surgir. Dans son travail de peinture, Markus Butkereit laisse monter des fureurs qui surgissent sous une calligraphie impuissante à les exprimer.
http://try-one.de/
Téléchargé le communiqué de presse: Tryone.pdf
Technè avec : Le Conseil Général des Bouches-du-Rhônes ⎢ La Ville de Marseille ⎢La direction Régionales des Affaires Culturelles PACA ⎢Le Conseil régional PACA.
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L’association Technè aménage dans ses nouveaux locaux "Diagonales 61".
Situés au 61, rue Jean de Bernardy 13001 Marseille
inauguration le vendredi 25 novembre 2011 à 18 h 30, avec une intervention de l’artiste Markus Butkereit aka TRYONE .
«Diagonales 61» sera envisagé de façon régulière comme un support à investir par des artistes et fera l’objet de propositions plastiques, sonores et performatives.
Publié le mardi, décembre 8 2009 par techné